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Le petit tour du monde de Mat

Mardi 30 janvier 2018 à 11:15

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2018/DSC08389resize20180130185558.jpg Bula les amis!
 
Ce petit mot, accompagné d'un franc sourire signifiant bonjour ou bienvenue, résume la gentillesse et l’hospitalité des fidjiens.
 
Et oui, nous sommes enfin à Fidji, dans cette immense archipel composé de plus de 300 îles s’éparpillant sur 1,3 millions de kilomètre-carré.
 
Je dis enfin car….. petit flash-back:
 
Le vendredi 19 janvier 2018, nous nous sommes rendus à l’aéroport de Tontouta en Nouvelle-Calédonie pour embarquer vers ces fameuses îles perdues dans le pacifique sud. 17 jours de vacances sont au programme. 
 
Au moment, de l’enregistrement : énorme surprise !!! Mon passeport expire le 26 juin 2018. Aucun problème me direz-vous puisque notre retour est prévu le 5 février 2018. Sauf que, pour 
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les îles Fidji, le passeport doit être encore valide 6 mois après la date du retour (je vous laisse compter pour vous rendre compte que ça ne passe pas ). 
 
La désillusion est donc énorme. Tout semble s’écrouler. Les agents de la compagnie aérienne nous invitent à faire une demande pour l’obtention d’un passeport d’urgence et nous bloquent des places pour le prochain vol disponible. Le problème, c’est que ce genre de papiers sont uniquement prévus pour les personnes qui doivent être évacuées pour raisons médicales. Cependant, on nous conseille d’essayer quand même, en nous précisant que, quelques fois ça peut marcher. 
 
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Du coup, le lundi suivant à la première heure, nous avons déposé notre dossier complet pour le passeport d’urgence. Quelques heures plus tard, la réponse tombe par téléphone : notre demande est acceptée !  Le soulagement! D’autant plus que les hôtels de la deuxième semaine étaient non-remboursable. Un grand merci au haut commissariat! 
 
En parlant d’hôtels, petite parenthèse : en faisant nos réservations sur internet, j’étais stupéfait du nombre d’établissements, qui plus est de luxe, que ces îles possèdent. En fait, le tourisme figure en première position des sources de revenus du pays. Avec près de 700 000 visiteurs par an, Fidji se 
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place parmi les destinations les plus fréquentées du pacifique sud. Les australiens et les néo-zélandais y viennent en masse. Le deuxième pôle économique du pays est la culture de la canne à sucre même si celle-ci commence à s’essouffler. Fin de la parenthèse.
 
Du coup, en possession de mon nouveau passeport, nous avons pu nous représenter le vendredi suivant à l'aéroport (avec une petite boule au ventre quand-même) pour embarquer vers Fidji avec cette fois-ci, plus que 10 jours de vacances devant nous. Mais, restons optimistes : c'est mieux que rien!
 
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Bien entendu, le programme n’est plus tout à fait le même qu’au départ. La partie balade en forêt, rivières et cascades tombe à l’eau. Dommage car c’est qui me faisait le plus envie. On profitera plus de la mer lors de ce voyage.
 
En arrivant à l'aéroport de Nadi, une des plus importantes villes fidjiennes, il peut être déroutant de voir autant d’indiens pour un pays océanien. En fait, 55% de la population sont mélanésiens ( enfin j’ai l’impression qu'il y a un mélange avec des polynésiens) et 40 % sont d’origine indienne  ( le reste proviennent d’autres îles du pacifique, d’asie ou d’europe ). C’est en 1879 que cette
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 dernière grande communauté a foulé pour la première fois le sol fidjien. Quelques années auparavant (5ans), les britanniques avaient pris possession de ce petit bout de paradis. Pour garantir le développement économique du territoire, ils décidèrent de lancer la culture de la canne à sucre. Toutefois, afin de maintenir le mode de vie communautaire des indigènes, les anglais décidèrent de faire appel à une main d’oeuvre extérieure : les indiens. Après l’indépendance en 1960, la communauté indienne s’est fortement intégrée dans le paysage local bien qu’elle ne jouisse 
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pas des mêmes droits que les fidjiens de souche. Par exemple, il est impossible pour un indien d’acquérir des terres. Ils doivent donc obtenir des baux pouvant aller jusqu'à 99 ans. Inutile de passer beaucoup de temps ici pour se rendre compte que les deux principales ethnies du pays ne s’apprécient guère.
 
Après avoir récupéré notre voiture de location  (j’étais content d’avoir réservé une automatique car ils roulent à gauche), nous nous dirigeons immédiatement vers la petite ville de Sigatoka à une soixantaine de kilomètres de là...

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