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Le petit tour du monde de Mat

Mercredi 27 février 2013 à 7:18

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1429.jpgAutour de Shanghai, on retrouve plusieurs villes de canaux de la région du Yangzi, éparpillées au coeur de paysages envahis par les eaux. Nous avons décidé de terminer notre exploration de la Chine par l'un de ces petits villages. Nous avons opté pour celui le plus proche de Shanghai, certainement le plus touristique, mais sûrement le plus charmant: Zhujiajiao.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1487.jpgUne petite heure de bus nous a permis de nous retrouver à deux pas des canaux. Un pousse-pousse a pris le relais pour nous déposer au pied du pont Fangsheng. C'est le plus long, le plus grand et le plus haut pont de pierre près de Shanghai. Du haut de ce dernier, qui enjambe la plus large rivière traversant l'ancienne ville surhttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1486.jpg l'eau, s'étend une formidable vue panoramique.

A cet endroit, des femmes s'évertuaient à vouloir nous vendre des poissons rouges vivants dans des poches en plastique remplies d'eau. On se demandait vraiment la raison pour laquelle elles espéraient nous vendre à nous, touristes, ces petits poissons. Plus tard, j'ai cru http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1427.jpgcomprendre qu'il y avait une sorte de superstition : il fallait acheter ces poissons et les relâcher dans la rivière pour espérer obtenir une bénédiction.

Du pont Fangsheng, nous avons entamé une balade à pied dans les petites ruelles commerçantes de la ville longeant l'un des canaux principaux. Une quantité de petites boutiques et de restaurants de poissons y pullulent. http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1440.jpgCertaines spécialités culinaires semblaient plus ou moins attirantes. Nous avons essayé un riz gluant enveloppé et cuit dans des feuilles de bananiers. Le goût ne m'a pas spécialement emballé. Par contre, des confiseries au gingembre et d'autres à base d'une sorte de noix me rappelant le nougat se sont avérées succulentes.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1450.jpgUne fois après avoir flané dans les dédales de petits commerces, nous avons emprunté une série de jolies petits ponts afin de nous retrouver au coeur du village. Ce dernier est composée de deux criques séparées d'une large rivière. Le long de chaque rive se dressent de vieilles maisons blanches aux toits typiquement chinois, aux fenêtres et aux portes de bois repeintes et décorées http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1444.jpgde pavots en fleur. Les ruelles exiguës parsemées des canaux sur lesquels circulent de petites embarcations en bois rendent les lieux particulièrement envoûtant. On se situe en plein coeur d'une Venise asiatique! La comparaison semble inéluctable.

Malgré le côté touristique, Zhujiajiao se montre un village plein de vie et d'authenticité. On peut observer de vieilles http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1437.jpgfemmes au dos voûté discutant tranquillement des petites choses de la vie quotidienne tandis que d'autres s'adonnent au ménage en balayant les déchets dans les canaux. Un peu plus loin, un homme lave sa grosse casserole dans la même eau. A travers les persiennes de bois, un regard indiscret permet d'apercevoir les femmes s'affairer dans la cuisine pour http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1432.jpgpréparer le repas familial dont le délicieux parfum aromatique envahit les rues.

Pour mieux profiter des lieux, une balade à bord d'une embarcation s'est montrée inévitable. La dextérité avec laquelle le marin utilisait sa longue rame à l'arrière du bateau était littéralement impressionnante. Glisser sur les eaux des canaux tout en continuant d'observer la viehttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1498.jpg quotidienne des habitants de zhujiajiao et d'admirer les paysages ainsi que l'architecture si atypique de la ville fut un véritable régal et une bouffée d'oxygène loin de la tumultueuse mégalopole de Shanghai.

Notre voyage en Chine s'achève sur une note agréable.

Ce voyage m'a permis de rectifier mes aprioris sur le http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1433.jpgpeuple chinois. Je m'attendais à des gens plutôt sales, impolis, froids. Mais, ils se sont avérés d'une incroyable gentillesse, d'une curiosité qui favorise les contacts. Ils ont toujours été prêt à nous aider. On n'a pas eu le sentiment d'avoir été arnaqué. Ils n'ont pas l'air de profiter sur les touristes (excepté dans les marchés où cela fait parti du jeu de marchander). Certes, les hommes et les femmes crachent dans la rue et cela esthttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1478.jpg répugnant pour un occidental. Mais, j'ai l'impression que des efforts sont faits dans ce domaine. Et puis, se moucher et ranger le mouchoir dans la poche de son jean est tout aussi dégoûtant à leurs yeux!

Je m'attendais également à être flické, observé par le parti communiste. Mais, rien de tout cela. On s'est senti libre de nos mouvements.http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1502.jpg On n'a jamais eu le sentiment d'être épié.

Ce qui m'a vraiment surpris au niveau touristique: c'est que les chinois s'autosuffisent, ils n'ont pas besoin des étrangers pour faire fonctionner ce secteur économique. Les premiers touristes sont chinois, et du coup, peu de choses sont développées pour les personnes ne maîtrisant pas le mandarin.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1511.jpgD'ailleurs, la communication par moment fut laborieuse surtout à l'extérieur des grosses villes que sont Pékin ou Shanghai. Même avec les gestes, se faire comprendre devenait souvent difficile. Le langage des signes pour compter est par exemple totalement différent du notre.

Mais ce genre d'expériences et ces difficultés participent grandement au dépaysement et finissent par faire partie des moments inoubliables du voyage.

Merci de nous avoir suivi et soutenu durant ce petit périple, et, je vous dis à bientôt dans le même état d'esprit quelque part sur notre fascinante planète.

Dimanche 10 février 2013 à 6:19

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1387.jpgNotre périple en Chine est sur le point de s'achever. En effet, nous venons d'atterrir à Shanghai, notre dernière base d'exploration du pays.

Pour rejoindre le centre ville à partir de l'aéroport international, nous avons emprunter un moyen de transport peu conventionnel: le maglev. Il s'agit, en fait, d'un train à sustentation magnétique. L'interaction entre les aimants à bord du train et des aimants disposés le long http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/DSC07702.jpgde la voie crée une force magnétique qui repoussent le train vers le haut. Le maglev n'est donc pas en contact avec les rails, contrairement aux trains classiques. Ce procédé permet de minimiser les frottements et d'atteindre des vitesses élevées. Le trajet de 30 km et ne durant que 7 minutes dans ce train à lévitation qui peut aller jusqu'à 430 km/h (limité à 300 km/h dans certaines plages horaires) http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/DSC07714.jpgnous a déposé à proximité du centre ville de Shanghai.

Nous avons effectué le reste du parcours pour rejoindre notre auberge en métro. Ce fût l'occasion d'observer la population locale et de nous rendre compte qu'encore une fois le faciès des gens changeait avec des traits plus grossiers qu'à Pékin.

Cette mégalopole de près de 20 millions d'habitants se situe à l'embouchure du puissant et turbulent fleuve Yangzi qui trouve sa source sur le haut plateau du Tibet-Qinghai dans les montagnes de la chine occidentale.

Nous avons été surpris lors de notre découverte de cette célèbre ville. Je m'attendais à de fortes ressemblances avec la ville de Hong Kong. Autant dans cette dernière leshttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1396.jpg immeubles récents en côtoient d'autres plus délabrés, autant Shanghai s'avère particulièrement moderne avec une architecture plus cohérente. Ici, rien au niveau de la conception de la ville ne nous rappelle que nous nous trouvons en Asie et encore moins en Chine.

L'exemple type se trouve au Bund. Ce quartier, le plus emblématique du vieux Shanghai et situé le long de lahttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1317.jpg rivière Huangpu, était autrefois l'avenue boursière de la ville. Les bâtiments de style occidental datant des années 20-30 me rappellent totalement ceux de New York.

Du Bund, on peut contempler de l'autre côté de la rivière, le quartier des affaires de Pudong. C'est ici que se trouvent les plus grands et les plus modernes buildings de Chine.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1339.jpgPar exemple, l'Oriental Pearl Tower étonne par son architecture atypique. Souvent comparée à un bilboquet géant, cette tour de télévision mesurant 468 m de hauteur (antenne comprise) comprend trois sphères principales de tailles différentes et repose sur trois pieds.

La tour Jinmao s'élevant à 421 mètres fut pendant près de 10 ans la plus haute tour de Chine. Comme le rappellent les panneaux "no climbing" (ne pas escalader) au pied de cette dernière, l'immeuble fut escaladé par le "spiderman" français Alain Robert en 1 heure 30 en mai 2007. Habillé comme l'homme araignée, le grimpeur fut immédiatement arrêté à sa descente, faute de posséder les autorisations nécessaires.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1332.jpgJuste à côté de la tour Jinmao, le Shanghai World Financial Center détient le record du plus haut gratte-ciel de Chine avec ses 492 mètres mais ne figure qu'à la cinquième place mondiale. Au sommet de l'édifice, une passerelle de 55 mètres tendue au-dessus d'un vide de plusieurs étages ressemble à un immense décapsuleur. C'est une attraction visuelle et touristique car elle sert de plate-forme d'observation panoramique sur lahttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1370.jpg cité, à 474 mètres au-dessus de la rue. Inutile de préciser que le panorama y est exceptionnel et la vue imprenable.

On peut relier Pudong au Bund grâce notamment au tunnel touristique qui passe sous la rivière séparant les deux quartiers. On voyage dans des voitures en plastiques accompagné par un light show à la Disney, avec des stroboscopes, des rayons colorés et des images tournoyantes projetées sur les murs de béton. Rien de http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1348.jpgvraiment spectaculaire. Par contre, au niveau de l'entrée du tunnel côté Pudong, une attraction touristique dont je ne me rappelle plus le nom, nous a permis de passer un amusant moment. Il s'agit d'une sorte de galerie contenant une succession de décors permettant de se prendre en photo dans des situations rigolotes ou improbables.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1382.jpgLa vue de nuit depuis le Bund sur le quartier de Pudong et ses vertigineuses tours figure parmi les spectacles les plus époustouflants de Shanghai.

D'ailleurs, en parlant de spectacles, nous avons assisté à un show d'acrobaties. Bien que j'ai préféré la poésie de l'opéra de Chengdu, le spectacle basé sur la performance http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1304.jpgphysique et technique vaut réellement le coup d'oeil. Les décors, les jeux de lumière, la musique effectuée en live par un orchestre, mais surtout les acrobates chinois qui comptent parmi les meilleurs du monde nous ont littéralement laissé sans voix.

Autre lieu incontournable de Shanghai, la rue piétonne East Nanjing road propose une balade agréable. Elle a la réputation d'être la rue la plus commerçante de toute la Chine. C'est ici que ce sont installé en premier les grands magasins en http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1274.jpgChine dans les années 1920. La notoriété de Shanghai en tant que première ville chinoise de la mode s'est donc forgée dans cette rue. D'ailleurs, je n'avais jamais vu une telle concentration de shopping center. On trouve des centres commerciaux à plus de cinq étages à chaque coin de rue. Shanghai s'avère être un véritable paradis pour les amateurs shopping.

A la tombée de la nuit, East Nanjing road prend une autre dimension. Les habitants de Shanghai y animent les lieux. En effet, plusieurs groupes d'hommes et de femmes se retrouvent pour danser une sorte de madison. Un saxophoniste pousse des chinois d'un certain âge à swinguer joyeusement. Mais ce qui m'a le plus surpris, ce sont ces gens qui en pleine rue ont installé leur propre karaoké et chantent plus ou moins bien de tout coeur devant la multitude de passants. D'ailleurs, on s'est http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/DSC07833.jpgpleinement rendu compte qu'en Chine le ridicule ne tuait pas! Par exemple, on a croisé une quantité de femmes et même d'hommes coiffés de bonnets extravagants, certains même en forme de panda.

Le dernier quartier nous ayant marqué est la concession française. Ce territoire chinois qui fut sous administration française de 1849 à 1946 dans la ville de Shanghai nonhttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1516.jpg loin de People Square, le centre moderne de la ville, se trouve être un point d'attraction touristique. Cet élégant quartier résidentiel préservé, aux rues bordées d'arbres, jalonnées de boutiques, de restaurants et de bars mérite le déplacement.

En son sein figure l'enclave Tianzifang. Le dédale dehttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1514.jpg ruelles traditionnelles parsemé de café, de boutiques d'art ou de souvenir constitue le parfait antidote aux immenses centres commerciaux de Shanghai et à ses gratte-ciel intimidants. Une ambiance de quartier perdure grâce aux familles qui habitent encore les lieux.

Demain, nous comptons passer notre avant-dernière journée en Chine dans le village de Zhujiajiao.

Jeudi 7 février 2013 à 8:03

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1242.jpgAprès avoir pu apprécier la beauté de la fameuse cité interdite, de s'être perdu dans les dédales des hutongs et surtout de s'imprégner de l'immensité de la Grande Muraille, nous pouvons à présent explorer les autres curiosités de la capitale chinoise avec le coeur léger et le sentiment du devoir accompli.

En effet, ce sont ces monuments (surtout le premier et le dernier cité) qui ont grandement motivé notre détermination à pénétrer sur les terres de l'empire duhttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1153.jpg milieu. Néanmoins, Pékin offre d'autres sites totalement dignes d'intérêt.

Le palais d'été en fait entièrement parti. Cet immense ensemble composé d'édifices de style classique chinois, de jardins, de temples, de pavillons, de lacs, de ponts et de tours fut le terrain de jeu de la cour impériale à chaque été pour échapper aux chaleurs suffocantes de la cité interdite.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1187.jpgDes artisans reproduisirent les styles architecturaux de différents palais ou même villes de Chine. Par exemple, la rue Suzhou, à l'entrée nord du palais, imite l'un des canaux de la célèbre ville portant le même nom non loin de Shanghai. Malheureusement, le cours d'eau gelé traversant la rue bordée de jolies boutiques rend l'accès impossible aux petites embarcations. Certainement qu'en été, les lieux agrémentés de gondoles à la chinoise http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1158.jpgoffriraient un tableau nettement plus vivant et charmant.

Le lac de Kunming, également gelé lors de notre visite, couvre les trois-quarts de la superficie des près de 300 ha du domaine. Il fut élargi en imitation du lac de l'ouest à Hangzhou, également près de Shanghai, au XVIIIème siècle par 100 000 ouvriers sous l'oeil attentif de l'empereur http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1174.jpgQianlong.

Le bâteau en marbre figure parmi les autres curiosités du palais. Ce monument de pierre dont la base est immergée dans le lac Kunming copie les courbes d'une embarcation occidentale. On suppose que la puissante impératrice douairière Cixi (née en 1835 à Pékin et décédée en 1908 à http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1166.jpgla Cité interdite ) surveillait, à partir du bateau en marbre, les exercices des unités navales sur le lac.

Toujours au bord de la grande étendue d'eau, une profusion de peintures orne un long corridor édifié en bois.

Contrairement aux reliefs plats de la cité interdite, le palais d'été est principalement dominé par la colline de la Longévité sur laquelle se dressent d'imposants temples. De nombreux chemins à travers la petite montagne permettent une ballade agréable loin du tumulte de la ville et offre quelques points de vue intéressant. Malheureusement, le pic de pollutionhttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1196.jpg étant élevé lors de notre visite, un voile blanchâtre couvrait la beauté des paysages.

Le lendemain, nous sommes partis à la découverte de deux temples totalement différents.

Le premier, le temple du ciel, se situe dans un immense parc de 267 ha et ceint d'un long mur. Initialement appelé http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1227.jpgMonument du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'empereur Yongle, qui était aussi responsable de la construction de la Cité Interdite. Le temple fut agrandi et renommé Temple du Ciel sous le règne de l'empereur Jiajing au XVIème siècle.

On a été surpris de voir une quantité d'hommes et de femmes d'un certain âge se retrouver dans une grande http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1221.jpggalerie du parc pour jouer aux cartes, prendre le thé ou encore danser une sorte de madison. D'ailleurs, cette forme de danse semble très populaire en Chine. Dans presque toutes les villes, on a pu observer sur les places publiques plusieurs dizaines de femmes accompagnées de quelques hommes se déhancher de manière coordonnée sur un même rythme entraînant.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1223.jpgL'édifice le plus spectaculaire du domaine est incontestablement la salle de prière pour de bonnes moissons. Ce magnifique bâtiment posé sur trois terrasses en marbre et coiffé d'un triple toit circulaire étonne par ses formes arrondies. L'empereur, appelé également fils du ciel, y célébrait des rites propitiatoires, voués à favoriser la moisson ou à solliciter la clémence divine.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1248.jpgLe deuxième temple qui a retenu notre attention est le temple des Lamas. Il diffère totalement du premier, de par son architecture d'une part, mais surtout de par son utilisation. Autant le temple du ciel figure parmi les monuments historiques rappelant une forme de culte passé, autant le temple bouddhique tibétain des Lamas vit à travers les moines ainsi que les pèlerins venus de loin pour prier, faire brûler de l'encens et se prosterner dans ses salles. http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1264.jpgOutre les toits merveilleux, les magnifiques arches décoratives, l'ambiance baignant dans d'épais nuages d'encens participe à un dépaysement complet. Une des salles renferme une immense statue de 18 mètres d'un bouddha sous sa forme tibétaine et sculpté d'un seul bloc de bois de santal. L'ensemble du complexe d'une taille bien plus modeste que le temple du ciel permet une visite assez courte.

Notre périple à Pékin prend fin. Nous abandonnons donc, malheureusement, nos amis qui nous ont si gentillement hébergé et nous nous dirigeons maintenant vers notre dernière étape de notre voyage en Chine: Shanghai.

Mardi 5 février 2013 à 14:28

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1058.jpg" Qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme" Mao Zedong.

L'objectif de cette excursion n'est pas uniquement de figurer parmi les vrais hommes, mais de surtout pouvoir contempler de mes propres yeux l'une des plus grandes merveilles construites par l'homme. Cette muraille fascine par ces proportions démesurées.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1102.jpgD'une hauteur raisonnable variant entre 5 et 17 mètres et d'une largeur modeste comprise entre 5 et 7 mètres, la Grande Muraille de Chine détient le record de la plus longue construction humaine du monde. Elle serpente parmi des paysages montagneux et boisés sur plus de 6700 kilomètres!

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1049.jpgSelon certains, elle serait la seule structure édifiée par l'homme visible à l'oeil nu depuis la lune. Cependant, n'étant pas plus large qu'une autoroute, et étant donné qu'aucune autoroute n'est visible depuis notre si bien aimé satellite, ces dires restent indéniablement dans la catégorie des mythes et des légendes. Par contre, http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1097.jpgquelques astronautes affirment que l'on peut l'apercevoir de l'espace depuis une orbite basse (à une distance de 160 à 320 km d'altitude).

Sa construction débuta il y a plus de 2000 ans durant la dynastie Qin (entre 221 et 207 avant JC). Bien entendu, cet ensemble de fortifications militaires chinoises fut érigé pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine.http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1099.jpg Des tours de guets, les sentinelles avertissaient rapidement la capitale des mouvements des ennemis à l'aide d'explosions de poudre ou de signaux de fumée. Mais, elle ne fût jamais une ligne de défense imperméable. Par exemple, les armées mongoles grâce notamment à la direction de Gengis Khan,http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1106.jpg réussirent à imposer une domination étrangère à la Chine de 1279 à 1368.

Plusieurs tronçon restaurés se visitent à partir de Pékin. Nous avons opté pour la section du mur appelée Mutianyu censée être légèrement moins touristique que la portion nommée Badaling. 1 heure et demie de route en taxi onthttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1029.jpg été nécessaires pour rejoindre le bas du site depuis la capitale.

Un téléphérique nous a alors transporté sur le sommet de la muraille. Par chance, un magnifique ciel bleu et une température plus que clémente nous ont permis de pleinement profiter des magnifiques panoramas qui http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1098.jpgs'offraient à nous.

J'ai été surpris de constater que la Muraille se séparait en deux à certains endroits. J'imaginais une seule ligne continue sillonnant à l'infini. De plus, des défenses naturelles, telles des montagnes abruptes, alternent avec des pans de mur.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1092.jpgEn tout cas, la voir serpenter sur les crêtes des collines n'est certainement pas un spectacle lassant. A presque chaque pas, on a envie de s'arrêter pour la photographier ou tout simplement pour contempler et apprécier des paysages à couper le souffle. Quelques portions de mur sous la neige ont augmenté lehttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1131.jpg côté sensationnel des lieux.

A l'Est, après avoir gravis un enchaînement de marches abruptes, la fin de la section restaurée donne un autre aperçu de cette merveille. De la végétation a poussé sur les remparts branlants. Une marche d'une centaine de mètres au milieu des ruines après la limite (non surveillé)http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1141.jpg de la portion autorisée à la visite offre une sensation d'aventure et conduit à un point de vue époustouflant.

Je ne sais pas si je me sens être un autre homme après avoir gravi la Grande Muraille, mais ce qui est certain, c'est que cette dernière figure parmi les plus belles merveilles que j'ai pu jusqu'alors contempler.

Lundi 4 février 2013 à 13:58

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0939.jpgWelcome to Beijing! Bienvenue à Pékin, la capitale du nord (comme son nom le signifie)!

Cette mégalopole de près de 20 millions d'habitants, soit le tiers de la population française, figure parmi les villes incontournables d'Asie.

Elle est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shangai dominent au http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0998.jpgniveau économique. Pékin regroupe les monuments les plus connus du continent. En effet, qui n'a jamais entendu parler de la cité interdite ou de la grande muraille? Incontestablement, cette cité, particulièrement riche sur le plan historique, a, à elle seule, motivé notre envie de découverte de l'empire du milieu. Et nous y voilà enfin!

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/DSC07574.jpgDe plus, des amis se sont gentillement proposés de nous héberger. Cela nous permettra de passer d'excellents moments en bonne compagnie dans cette immense capitale.

Par contre, malheureusement, la ville se distingue également sur des points moins positifs: la pollution. Outre celle excessive des rivières ou de l'atmosphère, des http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/DSC07697.jpgproblèmes dans l'approvisionnement en eau potable, et de la circulation automobile effrénée, la qualité de l'air est l'une des pires au monde selon l'organisation mondial de la santé. Les raisons se situent principalement dans les nombreuses usines et centrales électriques en périphérie de la ville. Sans un vent glacial chassant les nuages, le brouillard de pollution se montre si dense que la lumière du soleil bien présent ne peut percer. Le cercle lumineux observé http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0889.jpgs'apparente à une pleine lune. Lors de notre séjour, le taux de pollution était au moins quatre fois supérieur aux limites des normes européennes.

Notre première exploration de la capitale s'est déroulée dans les hutong, les vieilles ruelles de la ville. Ces derniers forment un immense labyrinthe de maisons à un étage et http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0891.jpgde petites demeures historiques aux cours carrées. L'esprit et l'âme de Pékin imprègnent ces charmantes allées irrégulières baignées d'une atmosphère agréable.

Malheureusement, beaucoup de Hutong ont été effacés par des tentatives de modernisation de la ville. Les jeux http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1015.jpgolympiques en 2008 ont notamment favorisé leur destruction. On a même pu observer des quartiers presque entièrement rasé. Seules deux ou trois maisons toujours habitées subsistaient au milieu des ruines. Quelques chinois semblaient faire de la résistance face à la puissance économique.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0903.jpgNotre ballade s'est poursuivie au bord d'un lac gelé. Les ruelles animées et ornées de petits bâtiments aux courbes traditionnelles ajoutent un cachet indéniable à l'immense plan d'eau transformé en glaçon géant. Je ne m'attendais pas à autant de charme dans cette immense ville. Par contre, le froid polaire a finalement écourté notre promenade.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0923.jpgLe lendemain, notre objectif était de partir à la découverte de la fameuse cité interdite. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine : une véritable ville dans la cité impériale, dans laquelle l'empereur de Chine et son entourage étaient quasiment assignés à résidence, ne sortant de l'enceinte que dans de très rares occasions.

http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0921.jpgL'accès se fait par la célèbre place de Tian'anmen. Les dimensions de l'endroit, 440 000 m2, en fait la plus grande place publique du monde. Par contre, l'austérité des lieux m'a assez déçu. Entourée de tristes édifices de style soviétique, l'immense étendue plate et pavée se montre au final sans charme particulier. Malgré son statut de lieu public, la place est davantage entre les http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0931.jpgmains du gouvernement que celles du peuple. Pour y accéder, il faut passer des contrôles de sécurité sporadiques. Des policiers et des caméras couvrent entièrement l'endroit et surveillent les moindres faits et gestes.

Heureusement, la vue de l'entrée de la cité interdite redonne de l'entrain à la visite. Le nom de ce monument vient du fait que seuls les empereurs chinois, http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0934.jpgleurs familles et ceux qui étaient à leur service, étaient autorisés à pénétrer au coeur du palais. Son accès était interdit au peuple. Quiconque osait s'inviter sans autorisation était exécuté à l'instant.

La cité interdite couvre un quadrilatère de 72 ha dont 50http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1011.jpg ha de jardins, entourée d'une muraille de 10 m de haut, elle-même cernée d'une douve large de 52 mètres.

Elle compte selon la légende, 9 999 pièces (en réalité, 8 704, d'après une étude menée en 1973). Le chiffre de 9 999, s'explique par le fait que, selon la tradition, seuleshttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0948.jpg leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Les hommes, de ce fait, essayaient ainsi de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection.

Édifiée en 1420, la construction de la Cité interdite a duré 14 ans et a nécessité plus d'un million d'ouvriers réduits en esclavage. 24 empereurs y ont résidé entre 1420 et 1911. Avant 1924, année où elle a été ouverte au public,http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0946.jpg personne d'autre que l'empereur et sa cour n'avait le droit de s'en approcher ni même de la regarder. Aujourd'hui, la Cité interdite est l'un des sites les plus visités en Chine.

Certains bâtiments comme la salle de l'harmonie suprême ou le palais de la pureté céleste impressionnent par leur beauté, leur grandeur, leur splendeur. Grâce aux innombrables films tournés sur ces lieux mythiques, j'ai euhttp://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG0987.jpg la sensation d'y être déjà venu. L'endroit m'a semblé très familier.

A la sortie du palais, l'ascension d'une colline permet une vue plongeante sur la cité interdite ainsi que sur la ville.

Notre journée s'est achevée par une représentation d'opéra chinois. On a en fait assisté à une bride d'un véritable http://matmonde.cowblog.fr/images/articles2013/IMG1027.jpgopéra pékinois. Rien à voir avec ce que l'on a vu à Chengdu! Le spectacle s'est montré exclusivement traditionnel. 3 scènes d'une vingtaine de minutes se sont succédées. Malgré une jolie salle, le peu de personnage et la redondance des danses ne nous a guère emballé.

Demain, une excursion à la grande muraille est programmée.

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